L'agriculture et l'alimentation

9 May 2017

Nous partons du constat que les sols et la biodiversité sont appauvris, par l’utilisation massive de produits chimiques, pour permettre des rendements, alors qu’il y en a encore qui souffre de malnutrition dans le monde.

La nature est totalement astreinte à l’activité de l’Homme la plus rentable, ce qui provoque des dégâts colossaux dans la biodiversité. Les espèces privilégiées par l’Homme sont les seules qui subsistent tant au niveau animal que végétal. Ces espèces sont certes, les plus esthétiques et calibrées mais sont insuffisantes en termes de diversité et s’appauvrissent énergétiquement.

La loi du marché et les contraintes des multinationales interfèrent dans les pratiques des agriculteurs qui, pour s’adapter aux conditions sociologiques, tels que la mauvaise image du métier d’agriculteur (ou éleveur) et les salaires peu élevés, investissent massivement dans les produits chimiques et mécaniques, afin de ménager l’embauche de main d’œuvre.

En 50 ans la France est passée de 50 % d’agriculteurs à 2 % dans la population active ce qui entraîne inévitablement des conséquences humaines catastrophiques.

 

Comme tout est fait pour la rentabilité, alors qu’il s’agit de la simple nécessité de s’alimenter, de nombreuses situations sont traitées à court terme et sans tenir compte des conséquences. Comment s’en étonner alors que les prix des matières premières alimentaires sont cotés en bourse et que des financiers peu scrupuleux peuvent ainsi s’enrichir en gageant sur les ressources collectives. L’exode rural massif à aussi pour conséquence la perte de conscience du réel au sein de la société.

Ainsi on trouve normal les supermarchés où l’on peut « superconsommer », et où l’on oublie que la nature existe en proposant parfois des produits aberrants pour la saison qui font des milliers de kilomètres.

 

Le bio sert d’outil pour avoir la conscience tranquille mais il est surtout un produit marketing au profit du magasin. On ne consacre plus notre temps dans l’alimentation personnelle. On va au moins cher, au plus rapide, ce qui amène des abus. Le manque de main d’œuvre et la valorisation des machines industrielles des moyens techniques empêchent le retour à la permaculture et aux techniques traditionnelles.

 

Ainsi, pour changer la donne il faut cesser de voir la nature comme de l’argent, la nature est une bibliothèque, il faut la lire au lieu de la brûler. Ainsi, en arrêtant les idées de rendement, les pratiques telles que l’agroécologie et la permaculture peuvent se développer. Celles-ci passent par des circuits de distributions courts et proposent des produits de saisons évitant ainsi des productions démesurées.

On privilégiera donc : les biocoops, les Amaps, les marchés locaux, les Scops, les fermes urbaines ou les petites fermes…

La vie n’est pas linéaire comme un champ de monoculture les plantes interagissent entre elles et peuvent s’entraider ou rendre l’environnement extérieur plus agréable pour l’Homme. A lui de composer avec ce savoir et pour ça, il faudrait pouvoir compter sur un enseignement adéquat sur la nature, les plantes et les bêtes.

 

Enfin, dans le but d’arriver à une indépendance alimentaire collective, tous les petits gestes comptent et c’est bien plus une attitude globale responsable qu’il est intéressant d’avoir qu’un simple label bio qui ne garantit pas tout.

 

   
 

 

 
 

 

 

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